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FAIT DU JOUR L’économie sociale et solidaire, “ça pèse”

 5 novembre 2016 à 7:00 article de : OBJECTIFGARD

Vendredi matin, lors de la rencontre départementale de l'ESS à Uzès (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Vendredi matin, lors de la rencontre départementale de l'ESS à Uzès (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Ça pèse même 12,5 % de l’emploi dans l’ancienne région Languedoc-Roussillon, 12 % dans la nouvelle région Occitanie. Et le meilleur, c’est que le secteur va recruter, et pas qu’un peu.

Des départs en retraite massifs

« Les opportunités sont nombreuses, au niveau national on estime à plus de 700 000 les opportunités de recrutement d’ici 2025 », explique le chef du service Cité des Métiers du Gard Lionel Beretti, à l’occasion du troisième rendez-vous de l’économie sociale et solidaire (ESS) organisé par le département à Uzès vendredi matin.

Si autant de recrutements sont envisagés, c’est qu’il faudra compenser les nombreux départs en retraite. Et le Gard n’échappe pas à la règle. Si la région avec ses 12 % d’emplois dans l’ESS fait mieux que la moyenne nationale (10 %), le Gard s’en sort bien, avec 2 800 établissements employeurs (hors associations sans salarié) dans le secteur, qui regroupe pas moins de 23 000 salariés. Des salariés qui, dans notre département et dans ce secteur, sont plus souvent dans les tranches d’âge supérieures que la moyenne, d’après les chiffres de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (CRESS). Une tendance qu’on retrouve au niveau national, avec plus de 73 000 départs en retraite pour 2017.

« L’ESS n’est pas anecdotique, c’est un secteur qui pèse », résume la conseillère départementale déléguée à l’ESS Bérengère Noguier. Un secteur qui regroupe les associations et les entreprises qui ont une utilité sociale ou qui doivent avoir un but autre que le seul partage des bénéfices, avec une gouvernance démocratique, et qui a de l’avenir. On y retrouve le monde associatif, des structures du secteur social, de l’éducation populaire, du sport ou encore de la culture, le tout « souffrant souvent de caricatures, explique la conseillère départementale. Alors qu’une entreprise de l’ESS doit elle aussi équilibrer ses comptes, tout en oeuvrant avec des valeurs différentes. »

Un secteur en pleine professionnalisation

Un secteur qui reste toutefois méconnu : « il y a une vraie nécessité à communiquer », affirme Lionel Beretti. Une communication qui doit viser le grand public, mais pas que : « On a commencé à faire des rapprochements entre les entreprises de l’ESS et celles de l’économie traditionnelle, raconte Sylvie Catelan, de Mine de Talents. On s’est rendus compte qu’il y a une envie de comprendre ce qui se passe des deux côtés, et ça se solde par des partenariats. » Bref, « c’est lorsqu’on décloisonne qu’on se rend compte des complémentarités », résume Lionel Beretti, quand Sylvie Catelan appelle à « arrêter d’opposer l’économie classique et l’ESS. »Pour autant, le chemin ne sera pas parcouru en un jour, et le directeur de la Maison de l’emploi du Gard rhodanien Michel Bargeton reconnaît qui existe « encore une grosse marge sur la création de passerelles entre les deux. »

En attendant, les acteurs de l’économie sociale et solidaire continuent de se professionnaliser, pour s’éloigner un peu plus des clichés qui collent encore à la peau de nombre d’entre eux, notamment du côté associatif. Si aujourd’hui plus de 70 formations sont dédiées à l’ESS au niveau national, on en retrouve également dans la région. Par exemple, l’Institut de formation des cadres de l’économie sociale de Montpellier a repris cette année une formation dédiée aux dirigeants des entreprises de l’économie sociale. Un moyen d’éviter un des principaux écueils du secteur : des bonnes idées et de la bonne volonté qui se brisent sur le mur du manque de compétences en gestion de certains décideurs du secteur, qui doivent bien souvent composer avec un modèle économique en pleine mutation, du fait de la baisse des subventions publiques.

Un secteur à découvrir notamment lors de la journée travailler et entreprendre dans l’ESS organisée par la Cité des métiers à la Chambre de métiers du Gard le 28 novembre.

Thierry ALLARD

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